Alors que chacun d'entre nous fait la fête avec ses amis ou se prélasse au soleil, un coeur s'est arrêté de battre: Sébastien, 16 ans, est décédé le 29 juillet d'une grave maladie.
Je ne l'ai jamais rencontré et pourtant je connaissais toute sa vie, mais cet article est surtout pour soutenir ses proches, ma meilleure amie Domitille qui a perdu son frère, ses parents et son petit frère julien, mais aussi ses amis, et tous ceux qu'il laisse derrière lui.
La mort nous frôle tous chaque jour qui passe, et nous ne réalisons pas la chance que nous avons de pouvoir continuer a respirer et vivre avec les gens que nous aimons.
La leçon est dure et parait insurmontable pour la plus part, mais n'oublie pas que la personne pour qui tu pleures ne souffre plus aujourd'hui...le manque et la peur de l'absence t'attristent, mais au fond, pour ton frère, et non pour toi, tu sais qu'une vie de souffrance et d'agonie n'est pas une vie.
Mourir a l'aube de sa vie est certes injuste, mais pour toi ma petite dom' je veux que tu sois courageuse, parc'que tu l'as soutenu jusqu'au bout, et que tu as été parfaite. Ne pense pas au manque, remémore toi les bons souvenirs, et n'oublie pas que la vie est ainsi, que tes peines te rendront plus fortes, et que tu dois profiter d'autant plus de ta vie, car elle est trop courte et trop aléatoire...
Les larmes sont parfois une réponse inappropriée à la mort. Quand une vie à été vécue vraiment, honnetement , avec succès, ou simplement vraiment, la meilleure réponse à la ponctuation finale de la mort est un sourire.
N'OUBLIE JAMAIS CA
°¤ J'avais besoin d'une sorte de commémoration bête et stupide, sans réel but, autre que celui de voir, dans un autre endroit que la partie nécrologique d'un journal, le nom de mon frère figurer à côté de ce mot craint : décédé. J'en remercie Marie, voilà ce torturant besoin assouvi. Je t'aimais, mon frère, et mon seul regret est, à défaut de te l'avoir dit, de n'avoir jamais pu véritablement te montrer combien. Il m'a fallu te voir immobile, froid et pâle dans ton cercueil d'ébène, pour réaliser que plus jamais je n'entendrai ta voix, sentirai ton parfum, te verrai sourire. Et j'ai sentis ta si belle âme frôler la mienne sans pouvoir la rencontrer...j'ai à ce moment pris conscience que tout était irrémédiable, que mes cris et mes sanglots ne pourraient te réveiller. Es-tu là, quelque part, ma douce moitié? Me vois-tu, ou t'es-tu perdu? Après tout, peu importe, il me suffit de fermer les yeux pour admirer de nouveau ton visage... Les choses sont ce qu'elles sont, certes, mais je ne peux ôter de mon esprit le mot "injustice" qui y résonne inlassablement, et ces souvenirs qui me hantent. Je me lève chaque matin en ajoutant un jour de plus au compteur, et je culpabilise déjà du jour où je ne le ferai plus. J'ai beau savoir ta douleur, ta constante souffrance évanouies, et que c'est bien là, en vérité, tout ce qu'il y a d'important, je ne peux m'empêcher de te pleurer, de rêver de ta présence à mes côtés. Il y aurait tant à dire, mais on ne peut retracer le coeur et l'esprit d'un être en quelques jours, ni probablement même en quelques années...
Ceux qui se battent contre la leucémie, ou une quelconque maladie, persistez, n'abandonnez jamais. Espérer ne se révèle pas toujours vain et, bien que désabusée et habitée par la tristesse, je vous conjure de ne jamais céder. Je n'ai pas l'âme épicurienne, alors je ne vous inciterai pas à profiter de la vie : vous en faîtes ce que vous voulez, elle est, de toute façon, entre vos mains. Jusqu'à, malheureusement, un imprévu tel que celui que mon frère a pu rencontré. Foutez votre vie en l'air si vous le voulez, personne ne le regrettera plus que vous. Cependant, n'oubliez pas que, si la vie s'était révélée facile, on le saurait depuis bien longtemps... ¤°